28 février 2012

Je suis multi-task, surtout en amour

D'aussi  loin que je me souvienne, j'ai toujours été amoureuse d'un garçon. J'ai toujours eu un coup de coeur pour quelqu'un, par-ci, par-là, qu'il soit secret ou connu de tous, je suis une nana qui passe son existence à aimer les hommes, un peu, beaucoup, passionnément et qui arrive rarement à pas du tout.

A 7 ans, j'étais amoureuse de mon voisin de table, un blond aux yeux bleus à lunettes. On faisait la même taille, on se taquinait, (on chahutait grave, en fait), on surveillait la table quand un des deux était vers la maîtresse et on s'ignorait superbement dès qu'on sortait de la classe (ben ouais, à 7 ans, c'est trop la honte de traîner avec le sexe opposé).

Après, j'ai eu les divers petits coups de coeur classiques, mais non, j'étais toujours amoureuse de mon blond à lunette, mince quoi.
J'aime bien rester sur des bases fixes.

A 13 ans, j'ai rencontré celui qui allait devenir le vieux pote. (Hé, devinez quoi, grand, châtain, yeux verts, waow, je m'améliore ? Ok, je ferme ma gueule).

Celui pour lequel, au final, j'ai eu des sentiments pendant 8 ans.

Sauf qu'en bonne multitaskeuse, j'ai fait de la superposition.
J'étais amoureuse (en secret) de mon meilleur ami de l'époque donc, quand à 14 ans, je suis tombée follement atrocement, horriblement terriblement, passionnément amoureuse d'un mec fantastiquement beau, génial, extraordinaire, drôle et qui Ô merveille ! s'intéressait à moi. (Et lui, il était grand, brun aux yeux gris, je progresse.) (On en a déjà parlé.)

Reste qu'après ça, j'étais encore amoureuse de mon meilleur ami quand l'année d'après, j'ai rencontré mon tatoueur.
Dont, évidemment, je suis tombée passionnément, follement, atrocement, cruellement amoureuse (mais on en a déjà parlé).

J'ai ensuite eu divers coups de coeur. Avant, aussi, mais on s'en fout. La moitié se sont jamais su, n'ont jamais servi à rien, je me contentais d'être amoureuse un moment, en attendant que ça passe.

Puis, j'ai rencontré Gros Connard et j'ai arrêté d'aimer qui que ce soit à part lui. Je l'ai littéralement adulé. Un moment.
Jusqu'à ce qu'il me fasse assez mal pour que j'ouvre un bout d'oeil et tombe amoureuse d'un autre.


Bref, je voulais pas rester scotchée au passé, on s'en fout, je posais le contexte.
Mon problème actuel, c'est que j'ai un coup de coeur pour la baltringue, des sentiments pour celui dont on ne parlera pas ici, mon Anglais me manque et j'étais amoureuse de lui sur notre île et j'aime mon meilleur ami.


La classe, non ?



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25 février 2012

La baltringue, 3.0


Crass - Punk Is Dead

 

Hier soir, j'arrive dans ma boite habituelle avec ma pote de boite, quand à la caisse, se trouve la baltringue.

A qui je lance un "ha tiens, t'es là, toi, t'existes toujours ?". Mauvaise entrée en matière, mais j'ai horreur qu'on se paie ma tête.

La soirée se passe comme d'habitude, plein de monde, plein de discussions, mais la baltringue m'ignore.

Monsieur a jeté son dévolu sur une nana avec des lunettes (ben tiens), il la drague, lui pique ses lunettes (ça rappelle rien, nan, nan), bref, pendant 2h j'ai tout le loisir d'observer sa technique (imparable, note) de chasse.
Ce type est une pure allumeuse, une pouffiasse, une salope, une dinde.

Dehors, aux alentours de 3h30, je discute avec un mec et je vois la baltringue filer. Je lui avais demandé si il pouvait me consacrer 2 minutes à causer, parce que je suis pas le genre de fille à donner mon numéro pour pas avoir de feedback derrière. Niet. Impossible, trop occupé "grosse soirée, y'a trop de trucs qui s'enchaînent là". Oui-oui, t'es ivre-mort mon coco, surtout.

Donc, il s'en va. Son excuse (merveilleuse), une urgence au boulot .. (note que la greluche, il l'a plantée).

Je suis de plus en plus dubitative face à cet énergumène.

Anthropologiquement, c'est intéressant. Il est peut-être une chaînon manquant entre le singe et nous. Ou alors il descend du mufle. J'ai des doutes.

Je retourne mettre mes petits pieds en boite un moment ce soir, histoire de voir. De toute façon, j'ai rien d'autre à faire, les ongles parfaitement vernis et j'aurai mis une belle robe pour aller voir la retransmission en direct d'Ernani au Met (God Bless Pathe, non ok, pas à ce point).

 

J'attend impatiemment lundi pour travailler ma distance de frappe.
J'ai donné mon nouveau numéro à celui dont on ne parlera pas. J'ai gloussé comme une cruche au téléphone et maintenant je me sens bête, très bête.
Ha oui, parce que comme les cottoneuses le savent, j'ai carrément changé de numéro. On me rappelle pas ? C'pas grave, le numéro il existe plus. NA.


D'ailleurs, le prochain qui me demande mon numéro, il peut se le foutre où je pense, mon numéro, je le sais pas et je l'apprendrai pas.


Ok, j'avoue, j'étais dehors sur le point de prendre un taxi pour me carapater avec un mec aux yeux terriblement bleus et terriblement beaux.
(Les yeux, ça me perds chaque fois, surtout les bleus.)
En plus, je trouve parfait de me réveiller dans un lit vide avec un appart vide et d'éviter le café du matin.
(Je suis d'humeur vidéo, aujourd'hui.)


PQR - Plan C*l Régulier - CAPTAIN BRACKMARD feat. Simone




Svinkels - Reveille le punk


La keupon, là, elle est réveillée et révoltée.
Ils vont baver. BAVER.

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24 février 2012

De l'amour et autres mensonges

lucia-etxebarria-de-lamour-et-autres-mensonges-300x300

 

C’est le titre d’un roman de Lucia Extebarría que j’ai lu il y a plusieurs années.
J’y ai repensé dernièrement.
Je ne compte pas vous faire un résumé du livre, personnellement j’ai horreur qu’on me décortique une histoire avant que je la lise.
Je voudrais plutôt faire des parallèles, entre l’histoire romancée d’une belle trentenaire, talentueuse qui rencontre un homme brillant et dont l’histoire dérape, et ma vie à moi, ma vraie vie.

Parce que mon histoire, avec mon beau photographe, a aussi dérapé.

Au début, c’était un conte de fée.
Je travaillais comme barmaid à un festival, il m’a demandé une bière, m’a fait un clin d’œil.
Deux jours plus tard, je tombe sur son profil sur un site de rencontre, je lui écris un message « t’étais vachement séduisant samedi soir », il me répond rapidement, on commence à correspondre, on s’allume, on s’entend bien.
On a grandi dans la même ville. Je vois qui sont ses potes, il voit qui sont les miens, je côtoyais sa sœur via mes potes un temps, bref, le monde est petit.

On se rencontre un vendredi soir en boite. Je mettais mon blouson pour partir dans une autre boite, quand je lui suis littéralement rentré dedans. Je l’avais pas vu, j’ai foncé droit devant sans regarder et je me suis retrouvée à bredouiller des excuses en face de ses magnifiques yeux bleus.

Depuis ce soir-là, on s’est plus quittés.
On a enchaîné les sorties, on avait décidé qu’un plan cul ça nous convenait très bien à tous les deux.
Trois semaines après, on s’avouait nos sentiments, trois mois après j’emménageais chez lui.
3 ans et demi après, il me quittait.

L’histoire s’est flétrie, a pourri, s’est détruite.

Un dimanche, dans la cuisine, il m’a demandé « tu dirais quoi si je te disais que je t’aime plus ? ».
J’ai pleuré, passé une semaine le minimum possible à la maison, je suis allée chez le coiffeur, je me suis acheté des nouvelles fringues, j’ai pris sur moi et fait comme si ce n’était pas si grave, je trouverais mieux. J’étais prête à déménager dès qu’on en reparlerait.
Sauf qu’on n’en a pas reparlé.
4 mois après, sur le quai de la gare principale de Delhi, à 6h du matin, alors que je partais seule une semaine dans le désert, j’ai eu droit à sa considération. J’ai eu droit à « je t’aime, fais attention à toi ».

C’était trop tard, j’étais déjà profondément blessée.

Quelques semaines plus tard, je suis tombée amoureuse d’un autre homme. Un homme qui m’a hanté tout l’été. Un homme avec lequel j’ai fini par avoir une aventure.

Si la vie était si simple, je l’aurais quitté, je serais partie faire ma vie avec un autre et ça se serait passé autrement.
Je l’ai pas fait, ce n’était pas assez simple, je l’aimais trop, je ne pouvais pas vivre sans lui, je ne pouvais pas respirer sans lui, je ne pouvais même pas m’imaginer sans lui.
Je voyais notre vie future, je me projetais, j’espérais, j’admirais, j’aimais.

Ne sachant plus du tout où j’en étais, j’ai décidé de traverser l’Inde seule. J’avais besoin de me remettre la tête en place. De savoir ce qui comptait réellement à mes yeux.
Il m’a rejoint après 9 semaines, je savais qu’il m’avait cruellement manqué, je savais que c’était l’homme avec lequel je voulais passer ma vie, l’homme pour lequel j’étais prête à oublier mes rêves et à me sacrifier pour tout.

Notre vie a encore été habituelle jusqu’à ce qu’il me quitte.
Habituelle, parce que je me rendais compte de rien.

J’aurais pu me confier à mes amis, j’aurais pu voir les choses.
J’aurais dû savoir qu’un homme n’a pas à me dire « tu me fais honte » régulièrement. Qu’il a pas à m’humilier devant ses potes, qu’il a pas à m’accuser de le traiter comme de la merde dès que j’ose lui demander de l’aide, qu’il a pas le droit de me laisser faire toutes les tâches ménagères sans jamais en lever une et encore moins le droit de me dire que je suis tout le temps malade, que je me plains tout le temps, que c’est difficile de vivre avec moi, même ma mère le dit.

Ce roman m’a renvoyé à cette question toute bête, pourquoi est-ce qu’on tolère tout par amour ? Quel intérêt ?

Bref, lisez-le. Je ne me compare pas du tout à l’héroïne, je m’y retrouve juste un peu. Parfois.

P.S. navrée pour la non-joyeuseté de mon article, ça explique un peu mon état d’esprit face aux hommes ces derniers temps.

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Je grogne, oui. Je mords aussi, on parie ?

Je rage, je tempête, je grogne et trépigne.

Depuis trois semaines, j'ai pas de nouvelles de celui dont on ne parlera pas.
Trois semaines, quoi.
Je suis pas du genre collante, je téléphone pas non-stop, j'envoie pas message sur message, tout ce qu'il a eu de ma part sont un appel manqué samedi matin (avec un sms d'excuse, les gens ont trop souvent le même prénom) et un hier soir. Point.
C'est pas comme si j'étais la stalkeuse du siècle non plus.

Pas de news, rien. Alors qu'aux dernier appel ça s'est conclu par "on se tient au courant quand on a du temps libre ou si on a envie de se dire bonjour".

J'en conclus qu'il a pas de temps libre DU TOUT et qu'il a pas envie de me dire bonjour NON PLUS.

Pour finir de me faire rager contre la gentes masculine, la baltringue n'a pas refait surface. Le coup du numéro de téléphone c'était la meilleure blague du mois. Entre temps, pas revu d'une seule sortie, à croire qu'il se la joue vieux-télé et qu'il se fout de ma gueule puissant (sauf que ça, je le sais depuis le début, c'est bien pour ça que je rage, j'aime pas perdre les défis impossibles).

Ce qui me pousse à me demander quelle stratégie adopter.
Je sors non-stop ou je me (re)transforme en gentille mamie pantoufle ?

Bref, les mecs, ça me gonfle, un peu, beaucoup, mais la passion dans tout ça, elle a foutu le camp depuis longtemps.

Explication demain après la parution de mon article SBG.

 

Sérieux, les mecs, retrouvez vos couilles, là, y'a du hold-up en série, ça va plus du tout. (ou au minimum un peu de testostérone.)

 

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21 février 2012

Ma vie, c'est Dawson version punk à chien, dixit Cléo

Samedi, j'ai un tout petit peu pété un câble. Vraiment qu'un peu.

Je me suis réveillée avec la sale sensation d'être très très conne, de faire tout faux, d'avoir rien compris depuis le début (same player, play again, hmm, nan ? Zut.), de servir strictement à rien, d'être un boulet qu'on traîne parce qu'on a pas le choix, d'être un problème pour tous le monde et surtout principalement, d'être le mien. (De problème, t'as rien suivi.)

Forcément, là, mon remède magique, c'est me vautrer dans mon lit (ne pas en décoller, oui, ça va) et regarder une bonne série bien impossible, comme Being Human ou Battlestar Galactica.
Sauf que j'ai épuisé bientôt toute la sf de qualité qui traînait sur mon ordi. Gravissime.

Si j'avais réfléchi deux minutes, je me serais levée, j'aurais branché n'importe quel jeu où on dégomme des zombies et ça en serait resté là.
Ma première erreur a été de décider d'écouter Adele, la suivante d'écouter la même chanson en boucle et la dernière de me mettre à pleurer en écoutant cette foutue chanson.
L'ultime acte bête a été de téléphoner à ma mère en chialant pour lui dire que ma vie c'était de la merde, que j'en pouvais plus,  que j'en avais marre, que j'étais qu'une bonne à rien qui servait (évidemment) à rien et que ma seule occupation du moment était de sortir me torcher la tête en boite 3 jours sur 4.

Après un million de détails inutiles à raconter, j'ai passé la nuit dans un lit pas confortable, totalement shootée à dieu-sait quel somnifère, à entendre ma voisine de chambre ronfler-pleurer-ronfler-hurler-ronfler-pleurer pour finir par me jurer que non, là, non, je ne tolérerais plus un quart de coup de mou et que la prochaine fois que je me sentirais comme une merde, j'irais plutôt courir.

L'HP, ça vaccine. (Profond)

 

(Au passage, j'ai juré que celui qui m'y enverrait de force un jour (et pas en admission libre), je le maudirais sur trois millions de générations karmiques, que je lui souhaiterais de mourir dans d'atroce souffrance si possible après une sodomie au gravier et que je promettais de lui envoyer un colis de vomis toutes les semaines pendant le restant de mes jours (approximativement).)

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20 février 2012

La première rechute.


Iggy Pop - Lust for Life


Dans ma détox-homme, je savais que ça serait compliqué.
Je me connais, je résiste difficilement à la compagnie d'un mâle, d'autant plus quand celui-ci est nu dans mon lit.

Forcément, après 17 jours, j'en ai eu marre.
J'avais croisé le doctorant en boite vendredi soir, il m'en voulait un peu, avait fait la gueule, mais m'a quand même sauté dessus quand je lui ai souris.
(Les versions ne sont pas concordantes, la mienne dit que je lui ai sauté dessus, la sienne le contraire, je lui accorderai plus de crédit, cette fois.)

Dimanche soir, ça lui disait bien de passer manger un truc chez moi et faire la flaque sur le canap' devant la télé (je suis un monstre, je voulais pas décrocher de being human, il me fallait ma dose).

Bref, mon gros "fuck off les hommes" a plus ou moins marché.
J'ai compris (définitivement) que la baltringue se foutait royalement de ma gueule, j'ai relativisé intelligemment les choses avec le meilleur ami, le crampon a absolument aucune estime de lui-même, j'ai décidé de le snober ad eternam et je me suis (presque) sortie de la tête celui dont on ne parlera jamais.

Au final, après des débuts chaotiques, mon doctorant il est gentil, il me supporte (putain !), Beckham tout nu chez h&m, même pas mal j'ai tout aussi bien sous la main (presque, ok, presque) et le mieux dans tout ça, c'est qu'il fait un truc tellement compliqué que j'y comprendrai jamais rien et j'aurai pas besoin de prétendre que ça m'intéresse un minimum.
(Parce que la photo, sérieusement, ça me fait chier.)

Quand je lui explique que moi et les hommes, ces temps, on est un peu pas très copains, que j'ai un peu envie d'éviscérer, de mordre, de déchiqueter et de voir si y'a pas un connard qui se cache sous des traits de gentil-garçon, il arrive presque à me comprendre.

Bref, il avait l'air naïf et collant et au final je crois que je suis plutôt une sauvage.


Dans le prochaine épisode : "Comment passer une nuit en hp et envoyer à sa meilleure amie à 5h du mat : "Bon, ça pue du cul, je rentre chez moi demain. Ça risque juste de me rendre encore plus folle"."

 

XoXo.
(putain, si j'étais bonne comme S, je me taperais Jack, Ô Jack ne meurt pas, ne coule pas, bref, hmf, ma vie c'est pas le titanic, c'est fini oui.)

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14 février 2012

J'ai plus l'habitude

J'étais le genre de fille a jamais réellement être en couple mais jamais non plus complètement célibataire.
J'étais la fille un peu trop tout.

J'ai toujours été particulièrement exubérante.

J'étais exaspérante quand j'étais petite, je corrigeais les gens, j'aimais l'exactitude, j'adorais apprendre, j'avais soif de culture et de nouveauté. Sauf que je m'ennuyais vite. Très vite. Les choses allaient trop lentement pour moi. Je voulais plus, plus vite, tout le temps. Encore.

Je voulais pas attendre d'être une femme pour qu'on me désire. Je voulais pas attendre d'avoir l'âge pour sortir, ni de devoir attendre une date complètement inutile à mes yeux pour l'émancipation.
Je voulais aller vite. Je voulais vivre tout ce que j'avais à vivre à fond.
J'étais impulsive, je profitais de tout, je vivais dans mes délires, je voulais créer, je changeais de style tous les 6 mois, je voulais être une grande. Je voulais être adulte avant l'heure.

J'ai toujours pris de la place. En donnant mon avis, en me ré-inventant tous les jours, en étant bavarde, en riant trop fort pour rien, en étant très grande, avec mon crâne rasé et mon caractère de mulet.

Je jurais à qui voulait l'entendre qu'on m'attraperait pas. Pas moi. Impossible.
Trop sauvage, on me rendrait pas docile, gentille, douce, plus du tout célibataire, complètement en couple.

Sauf que, j'ai pas toujours raison.

4 ans après, je retrouve la fille que j'avais laissée derrière la porte.
Celle à qui j'avais dit "vieille, on pourra pas co-habiter à 3, va falloir que tu dormes ailleurs".

J'ai plus l'habitude de moi, je suis en train de me ré-apprendre.

 

C'est miss bavardages et médisances qui m'a fait penser qu'on avait un peu les mêmes choses à dire, ce soir.

 

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J'ai peur des hommes

En discutant avec une amie sur skype, ce soir, je me suis rendue compte d'une évidence.

Les hommes m'effraient.

Je suis parfaitement incapable de laisser entrer quelqu'un dans ma vie actuellement. La prise de risque est trop évidente, trop grande, trop compromettante, trop accablante, impossible à assumer.

J'ai vécu une très belle histoire à Hawaii, avec un homme fantastique qui a pris soin de moi, qui m'a soutenue dans ma remise en question post-rupture. Un homme qui m'a donné énormément, parce qu'on avait rien à perdre.
Parce qu'on était deux âmes errantes, entourées de gens plus ou moins aussi paumés que nous. On avait des blessures, des doutes, trop de craintes et on savait pertinemment que notre relation durerait 6 semaines, pas une minute de plus.
On y a cru, du début à la fin et ça m'a fait un bien fou.

Maintenant que je suis de retour, j'ai ce vide de présence, de complicité, ce vide de partage.
J'ai pas appris à vivre seule, au départ. Je suis entrée dans la vie d'adulte en me catapultant dans un ménage. Ma place s'est formée toute seule, je tenais à  la perfection mon rôle et sans même m'en rendre compte, j'étais devenue la gentille bobonne qui gère le quotidien et qui s'occupe de l'autre.

J'ai eu plusieurs aventures, qui se sont toute soldée par un échec. Je suis incapable de supporter la même personne plus de trois rendez-vous, je trouve des défauts aux mecs après 15 secondes, je suis intolérante, exigeante, pénible, désagréable, j'applique mes règles et qui ne le suit pas se retrouve illico catapulté au fond des limbes de ma mémoire.

En fait, je reproduis un peu le schéma du rat acculé dans le coin d'une pièce, piégé, qui en dernier recours attaque.

Parce qu'au fond de moi, je meurs de trouille. J'ai peur de ressentir à nouveau de la passion pour quelqu'un, de perdre la tête, de me fondre en l'autre, de tout donner, de sacrifier, d'être irrationnelle, d'aimer à en crever, d'être une furie, de tout tenter, d'y croire comme une folle, de faire aveuglément confiance, d'admirer sans condition, d'obéir, d'être extrême comme je suis quand j'aime.

J'aimerais ne plus avoir d'attache. Pouvoir partir, en claquant des doigts, voguer de lieux en lieux, de découvrir le monde en passant  inaperçue, être une ombre qui se construit à force de contemplation.
J'aimerais me remplir de la beauté du monde, des rires des gens, de événements, de tout ce qu'on me laisse voir et entendre pour pouvoir revenir, un jour, un peu plus sage.
J'aimerais retourner vivre à Berlin, m'excuser auprès d'un homme que j'ai fait souffrir. Partir en Angleterre, me gorger de leur accent, m'imprégner de leur humour, me fondre derrière le comptoir d'un pub, essayer quelque chose de nouveau.
J'aimerais retrouver l'Inde, faire les trekks que je me suis promis de faire un jour, me fortifier, devenir quelqu'un de meilleur, quelqu'un de courageux.

Malgré tous ces désirs sourds, je suis toujours ici. Encrée dans mon existence, attachée à mon appartement, adorant mon chat, incapable de tout quitter du jour au lendemain par peur de plus savoir comment revenir.

J'ai peur des hommes mais encore plus peur de les fuir. De fuir ma vie. De me mettre à courir et ne plus savoir quand m'arrêter.
Je vais tout affronter. Je livrerai bataille si il faut et je finirai par dominer ce sentiment qui n'avait jamais fait partie de mon existence.

 

De toute façon, j'ai encore 3 semaines de désintox, après j'attaquerai le plan d'action n°2.

 

 

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12 février 2012

La baltringue épisode 2, moby dick

Hier soir, j'ai été en boite (ça commence à devenir récurent, j'ai l'impression d'avoir 20 ans) et je suis tombée sur la baltringue.

Je sortais du bus à minuit, avec ma pote de boite, quand le pote-de-toujours m'a téléphoné.
Il se doutait bien que j'étais approximativement en ville, par contre, il se doutait pas que j'étais avec ma pote de boite qu'il tentait de croiser depuis des lustres.
Forcément, ça annonçait un peu le titre de la soirée ..

Donc, après un saut à l'étoile, on arrive en boite, on se trouve un coin au bar, on s'envoie 3 shots de tequila et on prend une bouteille de gin.
Erreur, la bouteille de gin à 3 à 2h du mat.

Recall de l'événement, mon pote a les mêmes souvenirs que moi, l'épisode boite est passé en vitesse rapide, faute à la tequila.
J'ai rien vu. Presque.

Parce que forcément, la baltringue, je l'ai vue.

J'étais au milieu du bar, à grimacer des trucs à son pote qui se moque de ma capacité à jouer l'aimant à boulet, quand il m'a repérée.
J'avais l'air bien maligne, comme d'hab.

Avance rapide sur les événements, on cause, il me traîne au fumoir causer, je cause à d'autres gens, je tombe sur du monde à qui causer, bref, c'est du gros bla-bla, comme la totalité de ma soirée.
Sauf qu'à un moment, il me dit "je te jure que ce soir, tu rentres pas sans moi".
Oui oui.
La fin de soirée est tombée d'un coup, j'ai rien compris.
(Je teste ma nouvelle excuse "j'ai pas compris", ça évite l'étalage, z'en pensez quoi ?)
Il avait raison.
On a atterri en after chez moi, avec du monde et Monsieur s'est fendu du déplacement.

Dorénavant, j'ai la réponse à toutes mes questions du pourquoi du comment de la baltringue.
Ce type se drogue !
Ow yeah, je les enquilles, c'est magnifique !

Je vous passe les détails choquants, vu qu'il y en a pas. Dans mon lit, c'est le pote-de-toujours qui a dormi.
La baltringue elle, est rentrée après m'avoir demandé mon numéro (mais mec, tu sais où j'habite, genre c'est un pas de GEANT dans notre relation existence).
Je vous épargne mes doutes sur un éventuel appel de sa part, c'est trop une bonne blague.

 

J'ai arrêté les mecs, je vous avais bien dit.
Mais quand même, faut pas déconner, si ma vie était pas dawson, on rirait pas autant.

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11 février 2012

La détox-homme

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La semaine passé, j'ai décidé que j'arrêtais les mecs.
Raz-le-bol des plans foireux, des niaiseux qui s'attachent, des prétentieux d'aum, des ivrognes en boite et des mecs en général.

Mardi, j'ai donc envoyé un sms  au doctorant pour lui  dire que je cherchais rien de sérieux, que je voyais d'autres hommes et que j'étais pas libre cette semaine. Ce à quoi il a rien répondu. Je prend ça pour un signe de déception de sa part et je peux désormais le compter comme entité non-existante de ma réalité.

Hier, je reçois un sms d'un numéro qui me dit quelque chose mais sans prénom. "Coucou au passage".
Je sais pertinemment que c'est le crampon, j'ai effacé son numéro, je lui ai envoyé un mail lui demandant de me lâcher la grappe deux semaines plus tôt, mais il en veut encore.
Je répond "de qui?". Là, forcément, il me dit qui il est, mais niet, pas de proposition ni rien, il aura peut-être saisi, cette fois.

J'adore aller en boite pour m'asseoir sur un tabouret et regarder les gens. C'est comme s'asseoir sur un banc dans un parc en été, sauf que la faune est plus alcoolisée et la flore moins présente.
C'est exactement ce que j'ai fait hier soir et comme une fille sage, j'ai dragué personne. Je suis restée assise sur mon tabouret et j'ai observé. J'ai un peu discuté avec les deux-trois habitués que je "connais" et je suis rentrée chez moi.
Frigorifiée, mais seule.

J'observe donc un célibat complet et une diète sexuelle complète depuis 8 jours.
Je suis vachement fière de moi.

Sauf que. Haha,  y'a toujours un sauf que.
Un mec me trotte dans la tête et ça m'agace.
Je craquerai pas, j'oublierai et je tiendrai mon mois de détox-homme.

Any tips ?
(Un autre que "arrête de t'épiler", j'ai tenu 4 jours.)

 

Posté par Tralalilala à 12:08 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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